Bel-o-kan

L’été arrive, il fait beau, nous sommes en polo. Le SDF qui a fait un malaise est lui emmitouflé dans plusieurs gilets en laine; nous pensons d’emblée à un “coup de chaud”. L’homme est conscient, mais semble mal en point. Mon chef d’agrès s’agenouille auprès de lui et l’interroge pour établir un diagnostique:

“Qu’est-ce que vous ressentez exactement ?”

“J’ai des fourmis partout.”

“Vous les sentez plutôt dans le ventre, ou plutôt dans les membres, ces fourmillements ?”

“Mais je n’ai pas de fourmillements ! J’ai des fourmis !”

Mon supérieur s’interrompt, réfléchi, puis soulève les premiers pulls du malheureux.

Je ne saurais dire si l’homme vivait dans une fourmilière, ou si ce sont les fourmis qui vivaient en lui…

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/!\ Attention: ce récit se veut réaliste, pas réel. Lire l’avertissement.

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