Débarquer sur l’herbe

Le 15/07/2007

Il est bien évidemment hors de question que nous naviguions de nuit. A partir de 18 heures, nous devons atterrir. (Au pire, nous pouvons jeter l’ancre et dormir sur le radeau, il est conçu pour pouvoir accueillir la tente. Mais nous préférons dormir sur l’herbe).

Le problème aujourd’hui, c’est que les berges forment des talus de deux mètres, entièrement recouverts de ronces. Sur plusieurs kilomètres, nous ne parvenons pas à trouver un accès à la terre ferme.

Nous finissons par dénicher un petit sentier qui serpente en remontant parmi les ronciers. Deux personnes ne s’y croiseraient pas. Mais une fois en haut de la berge, nous découvrons avec stupéfaction une pelouse verte et parfaite à perte de vue… Au loin, un drapeau rouge: nous sommes sur un green de golf !

Tant qu’à faire, nous décidons de camper au dessus d’un trou: on pourra dire qu’on l’a fait ! Notre emplacement est d’autant plus judicieux qu’un orage gronde au loin, et qu’il est plus prudent de ne pas dormir sous les arbres.

Autre précaution, j’attache le radeau au moyen d’un noeud de cabestan gansé: si quelqu’un venait à nous surprendre ici, nous pourrions déguerpir plus rapidement qu’il ne faut de temps pour le dire…

Nous nous endormons bercés par la pluie et tout fiers de notre connerie…

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