Deux Morgans sur un radeau

Le 9 Juillet 2007, je m’élançai avec un autre Morgan dans ce qui resterait comme l’une des plus incroyables aventures de ma vie: la descente de la Vienne, puis de la Loire, en radeau.

Après plusieurs mois de préparation, incluant la construction du rafiot, nous larguons les amarres depuis Châtellerault. Devant nous, près de 300 kilomètres de fleuve et de rivière, et au moins autant de rencontres et d’anecdotes…

Voici notre carnet de bord…

N’hésitez pas à laisser un commentaire =)

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Départ de Châtellerault

Le 09/07/2007

C’est le grand jour !

Nous mettons le radeau à l’eau en aval du pont Henri IV, sur le quai Alsace-Lorraine à Châtellerault. Nous avons choisi cet endroit car le barrage électrique situé quelques centaines de mètres en amont est le dernier sur la Vienne: jusqu’à Nantes, nous n’aurons aucun ouvrage hydraulique à franchir.

Pour autant, les obstacles ne manqueront pas (rochers, piles de ponts, anciens barrages…). Mais dans la précipitation des derniers préparatifs (inévitable lors de l’aboutissement d’un projet….) nous avons oublié les cartes fluviales où sont répertoriées toutes les difficultées… Merci quand même aux bateliers de la Vienne, mais c’est maintenant mon expérience qu’il va falloir compter… Au moins jusqu’à Chinon, après…

« Deux marins d’eau douce à l’assaut de la Vienne et de la Loire »

Nous atteignons Dangé-Saint-Romain en milieu d’après-midi, comme prévu. Nous chargeons les caisses de matériel, et installons le mat et sa voile. Ainsi que le parasol !

 

Un journaliste de la Nouvelle République, contacté la veille par mon voisin (!), vient à notre rencontre. Il publiera cet article, le premier d’une petite série…

Départ « officiel »

Nous avons obtenu une dérogation municipale nous autorisant le libre-accès au camping, et avons invité toutes les personnes ayant aidé de près ou de loin à la préparation du projet.

Parents, familles, ami(e)s, voisins, une soixantaine de personnes sont là pour nous encourager. Les bateliers de la Vienne ont même fait le déplacement avec la Vigeane, leur superbe toue cabanée !

Dans un discours totalement improvisé, nous remercions aussi les entreprises qui nous sponsorisent, et dont les représentants ont fait le déplacement. Je me souviens avoir dit : « Nous avons menti: nous n’irons pas à Nantes en quinze jours. Nous irons vers Nantes pendant quinze jours… Advienne comme on peut ! »

Premiers déboires

Le 09/07/2007

Il n’aura pas fallu attendre longtemps: deux kilomètres après le départ « officiel », la chaîne du pédalo décide d’abandonner le navire. Nous atteignons la commune des Ormes à la rame. Heureusement, l’équipe logistique (composée de Papas et Mamans) n’est pas loin et peut venir nous dépanner:

Nous installons notre premier bivouac: il va maintenant falloir apprendre à gérer un nouveau train de vie et une promiscuité de tous les instants. La fraicheur et la fatigue se font déjà ressentir, une petite nuit et…à demain!

Les pieds dans l’eau !

Le 10/07/2007

Nous partons sous une pluie fine. Nous avions prévu cette éventualité, et nous installons une bâche de balançoire  en forme de prisme sur la vergue, en sorte qu’elle recouvre tout le radeau.

A Pouzay, nous croisons un superbe bateau à moteur; à son bord, l’instructeur qui m’a fait passer le permis fluvial ! Comme le monde est petit !

Il nous remorque jusqu’à un ponton, sur lequel se trouve un reporter de la radio France Bleu Touraine ! L’émission, pour laquelle il nous interview, s’intitule “Les pieds dans l’eau”!…