Mnozil Brass: des dingues de génie

Ces types sont des dingues de génie. Leur talent n’a d’égal que leur connerie: plus ils font les fous, et mieux ils jouent.

.
Tous diplômés de la prestigieuse Université de Musique de Vienne en Autriche, ils auraient dû intégrer des formations de renom. Ils ont préféré former un septet, Mnozil, du nom du bar où ils aimaient se retrouver après les cours au conservatoire.

Ils auraient dû jouer tranquillement assis sur une chaise, derrière un pupitre, menés à la baguette ; ils jouent dans n’importe quelle position, sans direction, sans partitions.

.
Ils passent du rock à la poésie, d’une pièce moldave à un tango argentin,  de la flûte au théâtre, du classique à l’insolite.

Avec, toujours, le souci du détail: leur musique se voit autant qu’elle s’écoute précise leur site. Une synchronisation parfaite, un jeu de scène millimétré, un niveau instrumental hallucinant, une justesse irréprochable et une facilité déconcertante : une maîtrise totale pour un spectacle total.

.
This is art
.

———————————————-

Après avoir eu l’immense privilège de les voir en concert (=D), je dois ajouter à ce tableau déjà élogieux une autre qualité, non des moindres, qui m’avait échappée : leur rôle d’ambassadeur des cuivres. En théâtralisant leur musique, en utilisant l’humour au service des notes, ils démocratisent leurs instruments et suscitent très certainement des vocations, chez les enfants comme chez les plus grands. Une portée inestimable, d’autant plus que leurs spectacles se jouent tous à guichets fermés, et que leurs vidéos totalisent plusieurs millions de vues sur Youtube…

Publicités