Le Stade Poitevin est mort, vive le Stade Poitevin !

La rumeur courait depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux. Voilà qui est fait.

« Le Poitiers Volley n’existe plus.

Ce jeudi 7 juin 2012 restera un jour funeste dans l’histoire du volley poitevin. En raison d’un déficit abyssal, le Stade Poitevin a décidé de supprimer sa section professionnelle, et s’apprête à déposer le bilan. Il n’y aura donc plus d’équipe de volley professionnelle en Ligue A, ni en Ligue B. Le club repartira avec des amateurs, sans doute en Nationale 1. La fin de 30 années de professionnalisme du volley dans le Poitou… »

[http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2012/06/07/VIDEO.-Le-Poitiers-Volley-n-existe-plus]

Rien à ajouter. Si ce n’est qu’avec ses titres de champion de France en 2011 et de vice-champion de France en 2007, 2008 et 2012, le Poitiers Volley reste mon club, celui qui m’aura fait vibrer et rêver. Merci les gars.

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Finale de ligue A

Je pourrais dire que j’y étais. Le SPVB et – son éternel rival – le TVB se déplaçaient au stade Pierre de Coubertin à Paris pour la revanche de la finale de 2011, emportée par Poitiers.

Dans une arène bruyante et survoltée, « Tours a pris sa revanche de la finale perdue de l’an passé aux dépens de Poitiers, samedi à Paris. Les Tourangeaux ont remporté la finale et deviennent Champions de France en ayant dominé des Poitevins sans solution face à une machine parfaitement huilée (25-20, 25-19, 25-22). » [Source: L’équipe]

Défaite d’autant plus amère quand on sait que ce match fut le dernier. Le Stade Poitevin est mort, vive le Stade Poitevin ! :’-(

Volley : quand Poitiers fait rêver…

Article initialement paru sur le Journal Mural, à l’adresse http://www.journalmural.com/2009/11/volley-quand-poitiers-fait-rever/

 

Il était 20 heures ce Samedi 14 Novembre. Les plus petits récupéraient de leur harassant voyage en bus, tandis que les plus grands, décimés pour la plupart par une pandémie grippale sans précédent, appréciaient les douces joies d’une quarantaine bien méritée. Pourtant, la ferveur volley-ballistique poussa le petit-grand que je suis à trainer ses baskets jusqu’au stade Lawson Body, en face de la patinoire, pour assister au match opposant le SPVB de Poitiers à Tours.

Le derby tant attendu s’annonçait plutôt mal pour les poitevins, en pleine crise de confiance après leur défaite à Nice la semaine précédente. Tours en revanche, avec ses 21 points et sa première place au classement, était largement donné favori. La magie du sport en décida autrement, et le spectacle fut au rendez-vous pour le plus grand plaisir des quelques 2000 supporters qui avaient fait le déplacement.

 

Le premier set, très serré, tourna à la faveur des Poitevins après que leur impassable bloc permette le break à 13-10, tandis qu’Antonin Rouzier, en pointe, enchainait les attaques gagnantes pour porter le score à 25-21.

La deuxième manche commença par un retour en force du stade tourangeaux : 2-4, puis 4-6, les hommes d’Olivier Lecat peinaient à recoller au tableau d’affichage. C’est au prix d’une défense irréprochable, avec près d’une attaque sur deux bloquée par les centraux et un Carlos Teixeira (libéro et, de surcroit, portugais !) en grande forme, que les poitevins y parvinrent. Un smash « out » de l’attaquant phare de Tours, le Tchèque David Konecny, vint enlever tout espoir à son équipe : 25-21 pour Poitiers.

Un ace de Rouzier, décidément l’homme du match avec 24 points marqués (dont 20 sur attaques et 3 au bloc) annonça la couleur du dernier set : Poitiers était devant et y resterait. L’équipe de Tours ne put que limiter les dégâts, dans des échanges d’un niveau rarement atteint. Rouzier finit par sceller le sort des tourangeaux en envoyant une balle de match (qui se révéla en fait être une balle de smash) transpercer le rideau défensif adverse. Le « clac » de la balle retentit au dessus des « batucadas » et des cris d’une salle en folie : jeu, set et match, Poitiers venait de l’emporter 3 manches à 0.

Pourtant, le score ne reflète ni la férocité des échanges, ni la qualité du niveau de jeu. Et c’est presque frustré par la brièveté du match que je quittai le chaudron Lawson Body une heure et demie après y être entré. Avec toutefois la ferme volonté de revenir…

Le prochain match à Poitiers, qui verra s’opposer le SPVB à l’AS Cannes, aura lieu le samedi 5 décembre à 20 heures. Plus d’infos sur http://www.poitiers-volley.com/.

L’ASI organise de son côté une sortie pour assister au match du Mercredi 9 Décembre, au cours duquel Poitiers affrontera l’équipe du Studenti Tirana d’Albanie pour une compétition de niveau européen. Il y a fort à espérer que les futurs vainqueurs du mini-crit y seront présents…